Le « Bonjour » vit-il ses derniers instants ?

sans contact, bonjour, besoin, bienveillance, etc coaching

La boulangère : « Les clients disent juste « une baguette », « un pain », ce sera tout. »

Le vendeur : « Maintenant les gens vont directement vers l’article de leur choix, si ça leur va, ils paient, éventuellement « sans contact » et s’en vont. »

Le salarié : « Mon chef, il ne me dit bonjour que quand il a besoin de quelque chose, parfois mes collègues c’est pareil ! »

A l’heure où fleurissent les articles, les mesures pour développer le bien-être au travail, pour anticiper les risques psycho-sociaux, il serait sans doute opportun de remettre au goût du jour les fondamentaux des contacts humains.

En effet, dans la plupart des postes que nous occupons, nous allons être en relation avec nos semblables.

Et là, coup de chance, nous partageons un certain nombre de besoins :

Le besoin de sécurité : impossible de travailler sereinement si l’encadrement est imprévisible, si les normes formelles et informelles ne sont pas connues et reconnues par tous.

Le besoin de contacts sociaux : avoir la possibilité d’échanges cordiaux même courts mais sincères.

Le besoin de reconnaissance : le collectif c’est certes important mais la valorisation individuelle, c’est primordial.

Le besoin d’accomplissement est plus personnel, certains vont totalement s’épanouir dans leur vie professionnelle, d’autres auront à cœur de faire leur travail correctement mais réaliseront leur mission de vie ailleurs.

Cela laisse tout de même 3 familles de besoins sur lesquels chacun de nous peut agir au quotidien. L’idée, c’est de commencer, n’attendez pas que les autres le fassent avant de vous y mettre.

Un « Bonjour » franc, jovial va vous dynamiser et aura un impact positif sur les autres.

Si vous rajoutez « ça va ? » Attendez la réponse au lieu de tourner la tête et d’être déjà en train de poser la question à quelqu’un d’autre.

D’ailleurs, vous auriez avantage à trouver autre chose que « ça va ? » qui n’apporte qu’une courte réponse sans grand intérêt.

Il est possible de réenchanter sa vie au quotidien et celle des autres par de petites actions, de petits gestes.

Dernièrement dans une file d’attente au supermarché, un jeune hôte de caisse, sûrement en contrat-étudiant, prenait le temps de dire un mot gentil à chaque client. En retour, il recevait des propos aimables, des sourires. De ce fait, pas d’énervement et lui-même conservait sa bonne humeur alors même qu’il terminait à 21H30.

A chacun de trouver ses astuces pour que la dimension humaine retrouve la place centrale !