La curiosité, un atout pour la Vie !

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S’il est un mot dont il serait bon de ne retenir que la première acception, c’est bien le mot curiosité.

Dans son sens premier, la curiosité est une tendance qui porte à apprendre des choses nouvelles.

Comment ça fonctionne un moteur ? Pourquoi les oiseaux ont des plumes ? Est-ce que des fois c’est bien de mentir ? Combien il y a de kilomètres entre la Terre et la Lune ?

Questions scientifiques, philosophiques, historiques, juridiques, les enfants sont les champions de la curiosité.

Avant même de parler il suffit d’observer leurs grands yeux écarquillés devant toutes les choses à regarder, leur envie de goûter à tout, même au sable ou à la terre, d’éclater de rire à l’écoute de certains sons ou de pleurer lorsque ceux-ci sont trop forts, de toucher à tout même si c’est potentiellement dangereux.

Les enfants ont envie d’apprendre, de comprendre et c’est aux adultes d’encourager cette disposition et d’être prêts à répondre à leurs questions.

Evitez les « Tu es trop petit, tu ne peux pas comprendre.  Tu verras ça quand tu seras plus grand ».

Apportez une réponse même si vous n’en êtes pas sûr à 100%. Vous pouvez aussi demander à l’enfant ce qu’il en pense. Vous pouvez l’un et l’autre apporter une réponse et lui proposer de vérifier en rentrant à la maison. En tout cas, saisissez cet élan.

La curiosité s’accompagne de la capacité d’observation, de contemplation ce qui est à l’origine de certaines inventions ou de découvertes scientifiques.

Ainsi par exemple, c’est en enlevant des chardons bleus qui s’étaient accrochés à ses vêtements à l’issue d’une randonnée que George de Mestal a eu l’idée de ce qui deviendra le velcro, ce « scratch » très commode quand on peine à faire ses lacets ou encore l’histoire de la pomme de Newton, ce jeune savant observe la chute d’une pomme alors que la Lune brille dans le ciel. Il se demande pourquoi la Lune ne tombe pas elle aussi. Il en déduit qu’elle tombe  mais qu’elle est retenue sur son orbite, par la gravitation.

Dans son sens premier le mot curiosité vient du latin « cura », la cure, curatif qui signifie par extension prendre soin de.

Comme il serait bon que tous les soignants soient curieux. Vous consultez pour un mal de tête, vous préférez qu’on vous pose des questions pour savoir d’où ça vient : d’un foie engorgé, d’une nuque bloquée, du stress ? Ou qu’on vous délivre des antalgiques en 30 secondes chrono ?

Etre curieux de soi-même est aussi un chemin vers la connaissance de soi et la recherche de l’harmonie, une sorte de processus d’amélioration continue.

L’intérêt pour l’autre passe aussi par une forme de curiosité pour son environnement, sa culture, ses valeurs…

Nous voici bien loin de la deuxième définition du mot curiosité à savoir, « le désir de savoir les secrets, les affaires d’autrui » et de la citation connue de tous « la curiosité est un vilain défaut », phrase malheureusement trop souvent entendue par un enfant qui « pose trop de questions et à laquelle a recours l’adulte fatigué ou à cours de réponse.

C’est ennuyeux car si on ne saisit pas cet élan, ce désir de connaître et de comprendre, la curiosité s’éteint et il est parfois difficile de la réveiller. Ainsi lorsque vous emmenez ensuite un jeune visiter un musée, un monument ou autre, vous vous étonnerez de son manque d’enthousiasme, il opposera à vos tentatives d’explications un masque d’ennui et de désintérêt total, à condition toutefois qu’il vous regarde, trop occuper qu’il est à envoyer des sms.

Alors, comment raviver ou maintenir une saine curiosité ?

Quelques pistes…

  • Bannir des salles d’attente la presse people où on apprend que « Truc a quitté Machin, que Bidule vit une épouvantable épreuve et que X a été tué de façon particulièrement atroce ».
  • Boycotter les programmes de téléréalité, il y a sûrement d’autres façons de se détendre que de regarder la vie des autres dans ce qu’elle n’a pas forcément de plus glorieux.
  • Apprendre une chose nouvelle chaque jour : un mot en langue française ou étrangère, une citation inspirante, une date, ou tout autre chose en rapport avec vos centres d’intérêt soit 365 voire 366 nouveautés par an !
  • Stimulez votre imagination, racontez des histoires, construisez des objets insolites…
  • Accompagnez l’enfant pour qu’il apprenne à trouver la réponse à ses questions. Aidez-le à utiliser un dictionnaire, vous savez, un bon dico en papier, réalisez les premières recherches avec lui, la tablette c’est bien aussi. Selon ses centres d’intérêt et les vôtres regardez ensemble des émissions à contenu inspirant, invitez- le à préparer avec vous le prochain voyage familial avec bien sûr des supports ludiques et variés. C’est une façon de le rendre acteur de son apprentissage, de l’aider à croiser différentes sources, de développer son esprit critique et d’être plus à l’aise pour faire entendre ses idées dans un groupe.

Toutes les idées seront les bienvenues pour stimuler votre curiosité et celle de votre entourage et pour cultiver « votre âme d’enfant », celle qui permet de garder un cœur ouvert, généreux et enthousiaste plutôt qu’un cœur fripé par l’envie, le voyeurisme et la médiocrité.

Cette conclusion étant un peu « sévère » une fin plus douce pourrait être que nous pouvons avoir un penchant naturel pour la facilité, qu’il est parfois plus confortable et reposant de regarder ou de médire sur la vie des autres plutôt que de se mobiliser pour vivre la sienne. C’est une expérience que d’éteindre la télé, d’arrêter d’écouter les actualités pour se laisser de nouveau piquer par la curiosité d’apprendre, de découvrir, de s’émerveiller.

Bonne nouvelle ! Nous pensions que nous perdions quantité de neurones à partir de 25 ans. Nous savons aujourd’hui que nous créons de nouvelles connexions neuronales durant toute notre vie, à condition de stimuler notre cerveau !