Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts …

power of love, etc coaching, loup

Cette phrase revient très fréquemment lorsque je demande à des étudiants, à des managers quelle est leur devise.

En creusant un peu plus cette réponse, il s’avère que leur croyance la plus ancrée est que « la vie, ce n’est pas du gâteau », que nous vivons « dans un monde dur, hostile, dans lequel si on montre ses faiblesses, si on est trop gentil, on se fait « bouffer » ».

Bref, il vaut mieux être le loup que l’agneau.

Alors, ils s’endurcissent, laissent penser qu’on peut tout leur dire, que ça ne les atteint pas. « ça glisse ».

Et si à l’origine de cette croyance « Sois fort », on trouvait les effets de la VEO ?

Quésako ? Un nouvel additif alimentaire ? Un pesticide ou une arme de destruction massive ?

La scène se passe à l’occasion d’un voyage de 6 heures en bus. Observation de la vie courante : une famille, 3 enfants, tout semble harmonieux. Sauf que pendant le voyage, l’aînée des 3, six ans maximum n’a reçu que des réflexions et des regards négatifs, des gestes brusques. « Fais pas ci- fais pas ça. Tiens-toi droite, que tu es maladroite… »

Ailleurs un garçonnet de 3 ans est accusé par son géniteur de « faire la gueule », avec moultes sarcasmes et mimiques humiliantes.

Un dernier exemple, au supermarché, un enfant qui pleure à chaudes larmes et auquel on promet- on ne va pas le faire devant tout le monde- une punition à la maison.

Moments de vie ordinaire, fréquents où les adultes sont convaincus qu’une bonne éducation consiste à dresser l’enfant, le menacer, le punir pour qu’il se comporte bien. Or, ça produit tout le contraire. La personne risque même de développer des comportements violents.

Alors par quoi remplacer la violence éducative ordinaire ?

Le cerveau de l’enfant (et de l’adolescent) est très malléable. Les expériences affectives et relationnelles modifient son cerveau en profondeur ce qui a un impact sur son développement, son comportement, sa santé et ses capacités.

Les enfants, comme les adultes d’ailleurs ont besoin de vivre et de travailler dans un climat de confiance, de développer des relations empathiques.

J’imagine déjà les petits sourires ironiques de ceux qui pensent que la bienveillance, l’empathie, c’est pour les naïfs, que ça ne marche pas.

Comment expliquer alors les succès de films tels que « Amélie Poulain », (certes, ça date un peu), « Intouchables » qui sont pourtant pétris de bons sentiments ?

Au final, tout ceci n’est qu’une histoire de loups. Peut-être la connaissez-vous ?

C’est une légende amérindienne, un chef de tribu cherokee explique la vie à son petit-fils :

« Tu vois en chacun de nous, deux loups s’affrontent en permanence :

Il y a le loup de la haine, du pessimisme, de la colère, de l’envie, du regret, de l’avidité, de l’arrogance, du sentiment de supériorité, de la compétition et il y a le loup de l’amour, de l’optimisme, de la joie, de la sérénité, de l’espoir, de l’empathie et de la coopération.

Cette bataille intérieure est vécue à l’intérieur de chacun de nous et je peux t’avouer qu’il est parfois difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur car tous les deux veulent avoir le dessus. »

  • « Quel est celui qui l’emporte ? »
  • « Celui que tu nourris. »

Et vous, quel loup allez-vous nourrir aujourd’hui ?

Au vu du succès des livres, conférences, formations sur l’optimisme, le bien-être, la bienveillance, il semble qu’il y ait une réelle envie, un besoin de positif, d’humanité.

Le vrai défi, c’est « qui va commencer » ?

Une fois le livre terminé, l’élan donné par la conférence ou la formation retombé, qui va oser jouer la carte de la confiance, de l’expression vraie ?

C’est un véritable challenge que d’incarner ces belles idées dans la vie de tous les jours.

Mais en y réfléchissant, qu’avons-nous à perdre à parier sur l’épanouissement de ce qu’il y a de beau, de bien et de bon en nous ?